un jazzoflûte électronique realisation



Le jazzoflûte, flûte dont les trous ont été remplacés par un piston mobile, est couramment utilisé par les fanfares. Pour en jouer, le musicien déplacera plus ou moins le piston, de manière à obtenir la note souhaitée. Cela donne au jazzoflûte sa sonorité particulière; le passage d'une note à une autre est lié, comme sur un trombone à coulisse, par exemple. Et une longue habitude est nécessaire pour éviter les «couacs». Notre montage aura donc pour but d'imiter, électroniquement, le jazzoflûte.
Pour en jouer, l'utilisateur disposera de deux potentiomètres. Le premier permettra de faire varier la fréquence de la note émise, à la façon du piston et le second, son volume, à la façon du souffle du musicien. Le côté gadget de cette réalisation ainsi que sa relative simplicité de câblage la destine, en premier lieu, aux débutants.
Voyons à présent le principe de fonctionnement de notre «instrument». En premier lieu, il nous faut produire une fréquence variable.
Pour cela nous utiliserons un circuit intégré NE 555. Son câblage sera proche de celui que nous avons utilisé pour bien des montages, et un potentiomètre, pilotant la décharge du condensateur, nous permettra de faire varier la fréquence délivrée par le circuit. Nous assurerons donc ainsi la «fonction piston».
Reste la «fonction souffle». Pour cela nous n'appliquerons pas directement le signal issu du NE 555 au haut-parleur. Deux transistors montés en « push-pull » seront intercalés entre le circuit intégré et ce dernier. Ceci nous permettra, d'une part, d'augmenter la puissance sonore de notre montage et, d'autre part, d'insérer une commande de volume.
La sorbe du NE 555 sera donc directement reliée à l'extrémité d'un potentiomètre. L'autre extrémité sera connectée à un point dont la tension sera exactement égale à la moitié de celle de la pile. Cette tension, obtenue à l'aide de deux résistances et d'un condensateur, nous permettra de polariser correctement les transistors de sortie.
Enfin le curseur du potentiomètre sera relié à la base des transistors. Suivant la position du potentiomètre, ces derniers recevront donc soit la totalité du signal délivré par le NE 555, soit une tension fixe - en conséquence de quoi, il n'y aura pas de son dans le haut-parleur - et ce de manière progressive. Notre réglage du volume est donc ainsi assuré.
Comme nous l'avons dit plus haut, le câblage de notre jazzoflûte est relativement simple. Il faudra cependant prendre bien soin de couper l'ensemble des bandes conductrices de la plaquette sous le NE 555, ainsi qu'aux emplacements mentionnés sur notre schéma de câblage. De même, le brochage du circuit intégré et des transistors devra être scrupuleusement respecté. Enfin les condensateurs chimiques devront être correctement orientés; l'étranglement qu'ils présentent, indiquant leur borne, devant être relié vers les tensions positives. Le montage sera alimenté à l'aide d'une pile 9 volts. L'interrupteur sera mis - en position marche et on vérifiera alors l'action des deux potentiomètres.
Il sera enfin possible d'habiller votre jazzoflûte d'un boîtier plastique, mais étant donné les faibles tensions mises en jeu ceci n'est nullement indispensable. Si cependant tel est votre souhait, il vous faudra prévoir une découpe, ou au moins une série de trous pour le haut-parleur, ainsi que pour le passage des axes des potentiomètres et de l'interrupteur.

composans

R1 = 1 kilohm (brun, noir, rouge, or)
R2 = 4,7 kilohms (jaune, violet, rouge, or)
R3 = 47 ohms (jaune, violet, noir, or)
R4 = l kilohm (brun, noir, rouge, or
R5 = 1 kilohm (brun, noir, rouge, or
P1 = 220 kilohms
P2 = 2,2 kilohms
C1 = 22 nanofarads
C2 = 22 microfarads 12 volts
C3 = 47 microfarads 12 volts
C4 = 47 microfarads 12 volts
C5 = 47 microfarads 12 volts
IC = NE 555
T1 = 2N 1711
T2 = 2112905
K = interrupteur
HP = haut-parleur 8 ohms, diamètre 5 cm
Un clip pour pile 9 volts la totalité

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